Rachmaninov.fr

Horizon russe

Menu

Biographie
Biographie
et documents

 

Chronologie
Chronologie

 

L'univers de Rachmaninov
L'univers de Rachmaninov : Introductions à sa musique

 

Oeuvres
Présentations des oeuvres

 

Vos expériences de sa musique
Vos expériences de sa musique

 

Liste complète des oeuvres
Liste complète des oeuvres

 

Bibliographie, discographie et liens internet
Bibliographie,
Discographie,
Liens internet

 

Livre d'or
Livre d'or

 

Plan du site
Plan du site

 

Contact
Contact

 

Discographie

 

Discographie
Repères discographiques

 

"La musique de Rachmaninov a été mal jouée, pendant assez longtemps, de façon racoleuse et exhibitionniste du point de vue du sentiment. Beaucoup l'ont utilisée comme un moyen pour exposer leur virtuosité pianistique."
Nicholas Angelich

Puce Avant-propos

Nous ne pouvons malheureusement pas diffuser de larges extraits musicaux. A défaut, vous pouvez cependant vous faire quelques idées en allant sur le net. D’abord sur des sites de diffusion de vidéo, You Tube et Daily Motion par exemple, où vous pourrez admirer, par exemple, Horowitz jouant le « Rach 3 » ou Kissin exécuter un prélude célèbre.
De même, n’hésitez pas à consulter les sites de ventes de Cds (Amazon, Alapage ou la Fnac) qui proposent un certain nombre d’extraits de disques en rayon.
Nous présentons ici
une liste personnelle et non exhaustive de Cds pour découvrir l’œuvre de Rachmaninov.

Puce
Introduction

La première des règles : éviter les exécutions trop sentimentales et excessives qui entachent sa musique. On rappelle ici l’injonction de György Sandor :

Trop de gens jouent les concertos de Rachmaninov d’une manière bien différente de celle qu’il a suggérée. Ils sont souvent trop sentimentaux. Rachmaninov ne l’était jamais. Il était très romantique, plein d’émotion, mais jamais de mauvais goût, jamais excessif.

Rachmaninov feuilletant une partition

Un précieux antidote : Rachmaninov par Rachmaninov, en 10 Cds chez RCA. Impassible, souverain, ardent, le compositeur (ce "fauve très suave", comme le décrit Nicholas Angelich) nous donne accès à l’intimité de ses œuvres, et ce malgré la qualité du son, les différents enregistrements s’échelonnant entre les années 1920 et 1940. On découvre alors sa musique beaucoup plus secrète, pudique et profonde, la charge sentimentale et les épanchements lyriques désamorcés, ou, plutôt, transfigurés (il faut écouter, par exemple, le Prélude en ut dièse mineur sous ses mains, concis et fatal, bien moins lyrique qu’à l’accoutumée, ainsi que le Second Concerto, où, dès l'introduction, les cloches s‘abattent sans autre forme de procès et de discours, sans aucune jubilation).

On peut être fidèle à Rachmaninov sans le suivre pourtant à la lettre dans ses œuvres. Vladimir Ashkenazy, président de la Rachmaninoff Society, mais surtout pianiste et chef d’orchestre de talent, a pratiquement tout donné du compositeur russe. On appréciera la lecture qu‘il fait, sans doute moins virtuose mais ô combien poétique et littéraire, attachée aux symboles et aux impressions, des Concertos, des Symphonies ou encore de l’Île des morts. Il sera un merveilleux guide pour découvrir l’œuvre du pianiste d’Oneg, en particulier au fil de sa version des Préludes et des Etudes-Tableaux.

Préludes par Ashkenazy


Puce
Les œuvres pour piano et orchestre

En ce qui concerne les œuvres pour piano et orchestre, on peut préférer les versions isolées, en grand nombre, aux intégrales (si beaucoup sont d'excellentes qualités, deux méritent une attention particulière, celle d’Howard Shelley et Bryden Thomson, pour Chandos, et celle d’Orozco et de Waart pour Philips).

De toutes les oeuvres de Rachmaninov, le Second Concerto est sans doute celle qui a fait l'objet du plus grand nombre d'enregistrement, des plus passables aux excellents ( par exemple ceux de Rubinstein, Orozco, Cliburn, Janis, Kapell, Grimaud, Lugansky, Kissin etc.). Mais un enregistrement seul, à nos yeux, sort du lot. Richter, qui partageait avec Rachmaninov le secret et la pudeur, en offre une véritable recréation (de préférence chez Deutsche Grammophon, accompagné de Stanislaw Wislocki). Fougueux, rythmique, souverain, irréfutable, sous ses doigts l’œuvre recouvre une complexité phénoménale et une sève si nouvelle et si spontanée. Il faut écouter son formidable assassinat de l’orchestre dans la reprise du thème du tout premier mouvement, instant mémorable, ou encore toute la frénésie et la passion qu’il investit dans le finale. On dira de même de Krystian Zimerman dans le 1er Concerto (DG), incandescent et mélodique, qui redonne à l’œuvre ses accents romantiques et brillants (on écoutera également, dans le même Cd, sa version du Second Concerto, décisive et inspirée). Byron Janis, élève d'Horowitz, donne aussi du Premier Concerto une éxecution rhapsodique et élégante (Mercury, accompagné par Kyril Kondrashin).

Second concerto par Richter --Premier concerto par Zimerman


Puce
Le troisième concerto

Pour le Troisième Concerto, de préférence joué avec la cadence Ossia (on consultera le site "Rach3" pour connaître les pianistes qui jouent cette cadence, ainsi que notre article sur le Troisième Concerto pour en savoir plus), le choix ne manque pas : Kissin (RCA), lumineux et royal, Berezovsky (Mirare, avec Dimitri Liss), trépidant et puissant (qui exécute d’ailleurs une cadence Ossia d’une rare force), Ashkenazy (en particulier accompagné par André Previn chez Decca, poétique et profond, à comparer avec son enregistrement avec Bernard Haitink, plus véloce et, d'une certaine manière, plus fougueux), Argerich pour Philips (bien qu’un peu trop rapide), Byron Janis chez Mercury (pour la noblesse et la virtuosité de son jeu, fidèle à celui de Rachmaninov) et bien sûr Horowitz lui-même, mais en évitant peut-être l’enregistrement dirigé par Ormandy (RCA). Enfin, si Tamas Vasary donne du Second Concerto une lecture correcte bien qu'un peu lente, on pourra apprécier son exécution du "Rach3" pour la mélodie et le chant de son toucher, chez DG (avec en prime, une puissante cadence Ossia).

Troisieme concerto par Berezovsky -- Troisieme concerto par Kissin


Puce
Le quatrième concerto

Pour le Quatrième Concerto, toujours Ashkenazy (Decca, qui rend l'oeuvre en quelque sorte plus gaie et enjouée, dans le sillage sans doute de l’enregistrement de Rachmaninov lui-même, plus lumineux qu’on ne l’aurait envisagé a priori) et celui qui l’a en partie ressorti de l’oubli, le grand pianiste italien Michelangeli accompagné d’Ettore Gracis (EMI) pour son jeu technique et brillant mais aussi émotionnel, nostalgique, rachmaninovien en somme … Ceux qui apprécient le charme mélancolique de ce concerto pourrons l'écouter dans sa version originale, sans les coupures, par le tandem William Black et Igor Bugetoff chez Chandos.


Puce
Les œuvres symphoniques

Pour les symphonies, nous avons le choix entre les intégrales d’André Prévin, d’Ashkenazy, de Mariss Jansons, de Lorin Maazel et d’Evgeny Svetlanov, toutes les cinq plutôt excellentes d‘ailleurs. On visitera toutefois les enregistrements de Svetlanov (Warner classics), ainsi que ceux de Valeri Polyansky ((Brilliant Classics) pour découvrir les œuvres symphoniques de jeunesse : Le Rocher, Prince Rostislav, le Scherzo, la Symphonie « jeunesse » ou encore le Caprice bohémien.
Etant données la densité et la texture orchestrale de l’Île des morts, il faut impérativement écouter une exécution fine et claire de l’œuvre. Dans l’ordre, Lorin Maazel (DG), Fritz Reiner (RCA) et Ashkenazy (Decca) émerveillent (et terrorisent !) l’oreille.

Les symphonies par Svetlanov -- Oeuvres de jeunesse par Valeri Polyansky


Puce
Les Cloches

Pour les Cloches, on écoutera à nouveau la version d’Ashkenazy et celle, historique, de Kiril Kondrachine (Melodya). On appréciera également le récent enregistrement de Valeri Polyansky, pour la puissance et la clarté des chœurs.


Puce
Les deux sonates

Le thème de la mort habite la Seconde Sonate, selon Hélène Grimaud (DG) qui la grave d'ailleurs au coté de la Seconde Sonate de Chopin et sa célèbre marche funèbre. On pourra également écouter les deux sonates chez (DG) par un interprète d'excellence de Rachmaninov : Alexis Weissenberg, sans oublier de visiter l'énergie et parfois la violence d'un Horowitz en live sur la Seconde Sonate.

Seconde sonate par Helene Grimaud


Puce
La sonate pour violoncelle

Yo-Yo Ma et Emanuel Ax (Sony Classics) donne de la Sonate pour violoncelle une interprétation délicate, suave, d’une grande pudeur. On préférera la luminosité de leur jeu, très poétique, à celui, plus échevelé, d’Alexander Kniazev et Nikolai Lugansky (Warner Classics).

Sonate pour violoncelle par Yo-Yo Ma et Emanuel Ax -- Sonate pour violoncelle par Alexander Kniazev et Nikolai Lugansky

Puce Autres compositions

Enfin, nous conseillons pour les Opéras l’enregistrement intégral donné par Neeme Järvi pour DG (on pourra également consulter chez Opus Arte le Chevalier ladre en DVD au célèbre Festival de Glyndebourne) ; les Danses symphoniques retrouvent leur vivacité dans l’exécution qu’en donne, à nouveau, Ashkenazy, dont on n'oubliera pas de consulter la version des Variations Corelli, poétiques et tendres, et de la Rhapsodie sur un thème de Paganini.

Ceux qui souhaitent découvrir plus d'éléments discographiques pourront consulter la liste établie par Jacques-Emmanuel Fousnaquer dans son Rachmaninov (Seuil, 1994), que nous reprenons en partie, complétée par nos préférences et mise à jour.

Puce -- Signalons également l’excellent DVD L’art du piano, qui propose une galerie des plus grands pianistes du 20eme siècle, dont le portrait de Rachmaninov. A noter que nombre de pianistes interprètent le compositeur russe dans des extraits vidéos assez rares, à commencer par son ami Josef Hofmann, exécutant le fameux Prélude en ut dièse mineur.

L'art du piano